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A l'occasion de la journée internationale de la femme
Des femmes pleurent
Loin sous le dôme d'un ciel criblé d'étoiles
déployée dans la nuit comme une princière
voile
s'élève encore vers les cieux, ce cri de
souffrance
qui déchire comme une dague acérée la soie
du silence.
Des femmes à genoux tremblent, gémissent et
pleurent
aux creux d'une douce vallée où règne la
peur, la terreur
semées dans une verdoyante vallée par d'étranges
prédateurs
venus de proches frontières tels des anges
exterminateurs
aux coeurs d'airain, aux yeux troubles, aux
mains entachées
par mille crimes obscurs et de sombres
desseins occultés
par la barbarie des aigrefins sans loi, ni
foi, ni patrie.
Ceux dont les bruits de bottes résonnent de
Goma à Béni.
Des femmes crient, des femmes pleurent!
Tant de saisons ont fleuri depuis leur
brutale intrusion
au pays bantou veillé par des géants
volcans en fusion
Dont les bouches crachent le feu brûlant de
leur colère,
quand les femmes du Congo sont couvertes de
poussière,
et qu'elles se voilent la face pour
dissimuler à tout le village
les torrents de larmes qui creusent des
sillons sur leur visage.
Perles de rosée qui roulent et se brisent
contre la digue de l'indifférence
du Monde qui demeure et veut demeurer sourd
à toute leur souffrance.
Kulalamika ya mwana muke : une déchirure, un
cri, une ultime prière.
Dieu semble les avoir abandonnées dans leur
tourmente, leur enfer.
Leurs pères, leurs, frères, leurs maris,
leurs fils les rejettent dans la rue.
Ils ont honte de l'opprobre qui a maculé
leur corps et leur âme mis à nus.
Des femmes crient, des femmes pleurent!
Le tabernacle de leurs entrailles où germe
la vie sacrée
par des hommes en folie a été des dizaine
fois violé!
Et des semences maléfiques, s'y sont
enfuient dans la haine,
la violence et tout son macabre lot de
perversité et de peine.
Du sang, en fleur écarlate, a maculé les
dessins de leurs pagnes
aux tons chatoyants, rutilants sous la lune
qui, dans le ciel règne.
Mais loin, dans un pays au ciel de neige, des
femmes les ont entendues.
Leur cri de détresse a été si puissant
qu'il a traversé toutes les étendues
Porté par un grand courant d'amour vers les
sources cristallines du coeur
de toutes ces filles, nées comme elles; de
la matrice chaude du Congo qui pleure.
Elles ont frémi d'horreur en entendant ce
cri inhumain poussé par toutes leurs soeurs
abandonnées dans l'effroi, la honte, le désespoir,
l'oubli...une bien étrange peur.
Des femmes crient, des femmes pleurent!
Ces soeurs qui en ce lundi de novembre ont
formé un bel essaim couleur ébène
se mouvant dans les rues de Bruxelles, où
elles ont marché dans le silence et la peine
Une marche de soutien pour leurs compatriotes
devenues pareilles à des sépales souillées
par une pluie de sang, de larmes, de spermes
et de boue sur notre terre sacrée
Femmes congolaises ou d'ailleurs, marchons
ensemble au rythme du pouls de nos coeurs
Entendez, ils hurlent notre révolte, notre
rage quand nos soeurs poussent des haros de douleur!
Vent, froid ou pluie ne feront point
obstacle à nos pas animés et aussi par notre fol espoir
de réveiller enfin les consciences de toutes
ces nations plongées dans l'ignorance et le noir
qui occultent les maux de nos mères, nos
filles, nos soeurs qui portent et donnent la vie.
Le souffle de nos aïeux nous donnera la
force qu'ils nous ont offerte dés notre premier cri,
là, sur cette terre congolaise que des
hommes profanent en violant nos compatriotes du lointain Congo.
Puisse leur Kulalamika désespéré se mêler
à nos voix, à nos pas et résonner comme un divin écho.
Des femmes crient, des femmes pleurent!
Mars, mois choisi pour honorer la femme; aide nous
à leur rendre leur dignité!
Texte : Emilie-Flore Faignond - Dessin et couleurs : Serge Diantantu ******************
****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Emilie-Flore et Serge, Je vous dis FÉLITATIONS mais aussi et surtout un grand MERCI pour ce haut cri qui dit à la fois NON et OUI : Non à toutes les formes de violences faites aux femmes et oui à l’Amour inconditionnel qui leur est dû. Ce tableau et le texte qui l’accompagne ne font pas que traduire la situation de la femme Congolaise maltraitée, oubliée, daidaignée, exploitée... et rejettée, ils constituent à mes yeux, non seulement un nouvel élément de coscientisation pour le monde entier face à la situation des femmes, mais aussi une nouvelle arme d’Amour qui a traversé les frontières pour venir en renfort, dans mon pays (Haïti), à la lutte perpétuelle pour le respect des droits de la femme et son émancipation. Encore merci et félicitations ! Saint-Phard PYRAM, PDG des Entreprises Pyram Port-au-Prince, Haïti. ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Oui , la femme congolaise ^mérite de la compassion. Surtout nos femmes
de l'est qui sont victime de viol.Actuellement mêmes de petites filles
sont victimes de viol , parce que certaines personnes ont développé
une certaine croyence selon laquelle abuser d'une petite fille guèrit
du sida.Demain,nous allons sensiliser les jeunes sur la loi sur
les violences sexuelles.
Merci de nous soutenir à travers vos oeuvres.
N. NSIALA ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Salut, A l’aube de la journée internationale qui lui est dédiée, je rend hommage à cette femme noire, femme africaine, femme congolaise, femme blanche, femme jaune et rouge qui subissez au fil des heures des supplices de ses boureaux que sont les hommes que nous sommes. Une femme n’a jamais violé son compère mais l’a toutjours été par le genre homme. L’homme qu’elle a porté en son sein, qu’elle a allaité, qu’elle a adossé, qu’elle a protégé durant toute sa vie. Faisons en sorte de ne pas reproduire le modèle de son assujetissement au genre masculin. Faisons en sorte que dans nos maisons, à l’école et dans la vie publique qu’elle soit notre partenaire pour le développement et la paix des nations. GAUDET MBUMBA - d i - NSIKU ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Qui , en dépit de ses occupations, peut manquer de s'arrêter à un message de Serge Diantantu? Les messages de Serge sont, pour chacun de nous, d'abord, un joli cadeau de sa part, ensuite, un rappel sinon une invitation à la réflexion, sur un sujet d'intérêt national. Chacun de tes messages, Serge, est pour moi une délice, même si, parfois, c'est bouleversant. Marc Kapenda ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Bonjour.
C'est
avec une grande réconnaissance que je vous adresse mes félicitations.
Enfin
quelqu'un qui met son savoir faire au service de nos grand mères, mères,
seours, filles, petites filles qui peinent dans notre cher et beau
Pays.
Je vais répercuter
le son de cloche à tout mon entourage pour que cela soit entendu le
plus loin possible.
Cordialement
votre.
Odon Ndanu Galo ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Salut,Serge,
Que ce beau votre poëme, en ce jour de 8 mars,j'aurai une pensée
pour toutes les
femmes victimes des barbaries et plus precisement, pour les mamans
congolaises.
merci de me l'avoir rappelé.
Claude. ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Monsieur Diantantu,
bonjour, je voudrais vous remercier pour ce beau tableau,
il résume à lui seul l'état de la Maman Congolaise. La souffrance
de la mère et cet enfant qui console.
J'espère qu'elle relèvera un jour sa tête inclinée
pour voir le beau ciel bleu que vous avez mis dans le fond de la carte
de notre cher CONGO.
Que l'herbe verte soit un lieu où des enfants vont
pousser des cris de joie et plus des pleures.
Puisse-t-elle un jour être consolée après tant
d'humiliation!
Dieu vous bénisse monsieur.
Bien à vous
Christine kibwe ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Kuna kua mpangi Serge.
Ingeta bankento beti
boka ye beti dila.
Munngonda yayi yantatu
mu wawu, ingonda ya bankento muna manaka mansieto.
Ingeta bankento beti
boka ye beti dila ku manianga. Mbeni aku imuisi nzo aku, mukizoba
kiandombe, Kumanianga menga meti tenguka ingeta bankento beti boka ye
dila.
Mfumu nza nsi, Ntete
inyadi a zunga kia Bas-Congo, lembane kuani bokila Ne Muanda Nsemi Longi
a Bundu dia Congo, musima yevo lembeka makesa mandi kimana benda ku
fungo mu tulangemba ku bas congo muna zunkia Luozi ye Seke Banza. Inga
Bankento ye bana beti ye bet dila mungolo inga mungolo beni.
Mulukula kiaki ngieti
sonika mambu mama menga meti kelumuka kaka ku
manianga, inga bankento ye bana beti boka ye beti dila.
Kansi bambuta bawu vo
fulu kisonguanga nlembo vata difueti tungama kaka.
Wunu kiaki
nza yayo bazeyi vo kuna bas-congo menga babantu bayingi meti
tenguka muna mùuawu muena menga mabantu balembolo zadiambu dimosi , i
bonso bankento ye bana. Inge beti bako ye beti dila bankento
yena ba Nekongo.
Ngiangalele mu
fuanusua kiaku nkento ye muana beti baka ye dila.
Mono waku mpangi
Masala .
Raymond MASALA MAKIADI Zadig ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Mon frère, moi même la photo de cette maman vient de faire pleurer mon
épouse svp.
Comment procéder pour soulager ces femmes qui sont nos mères?
Restons en contact mon frère.
VIANNEY. Coordinateur/ G.O.S.D ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Cher Serge, Chère Emilie,
Les images peuvent parfois parler plus que tous les discours du monde,
merci pour ce contraste entre un Congo riche, vert et les larmes de
cette femme qui porte en elle toutes les douleurs des Congolais... Merci
à Emilie d'amener à tous les cris que nous ne pouvons
entendre...
Louise Ngandu ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Bonjour Mr Serge,
Je tiens à vous féliciter pour cette
initiative et cette image combien éloquente sur l'état de celle qui
fut la maman congolaise. Il est très regrettable que les congolais ne
se sentent pas encore interpellés devant toutes ces situations
allarmantes qui s'abattent sur le Congo et les congolais. Quand serons-nous
débout comme nous le chantons dans l'hymne national. Y-a-t-il des
dirigeants au Congo?
Joseph Luamba - Repentigny, Québec ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Félicitations ! Jusques à quand continuera-t-on à nous endeuiller ? Peut-être que ce langage touchera les cœurs de nos tortionnaires. Mvuanda" ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Bonjour et bon week-end frère, Comme hier aujourd'hui, dire un mot de plus pour l'amour que j'ai pour la femme, je ne saurais quel mot ajouter en dehors de AIMER, oui, c'est en aimant que nous protegerons la femme, l'instant animal qu'à l'homme partira, de ce fait nous devons beaucoup prier et remettre tout à DIEU, car sa misericorde est sans fin et son amour pour nous est sans limite. Que cette journée du 8 mars, passe bien pour la femme,que l'homme considere la femme avec plus de respect et d'humanité, une fois de plus voici ma seconde contribution. Merci et que vive la femme, vive le 8 mars. Nkoua Gerome ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Bonjour mon ami, C'est toujours un grand plaisir pour moi de me retrouver en face de tes tableaux, tu'es vraiment humain surtout lorsque, tu pense à la femme, car elle incarne beaucoup pour nous, à la fois , notre mère, soeur, epouse, fille, si on ne pense pas à elle la vie n'a pas de sens, vraiment. Je te souhaite bien de choses et te dis à plus. Merci. Nkoua Gerome ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Merci mon frère de m'avoir envoyer ce portrait.
La misère de nos mamans, de nos soeurs, de nos tantes, de nos femmes,
de nos filles n'est pas une fatalité.
Merci pour cet oeuvre qui dit tout, un coup de coeur pour moi.
Salutations fraternelles,
Tony Bolamba www.bolamba.com ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Bonjour Mr Serge
Bien reçu votre message.
Je vous soutiens avec ma dernière énergie et souffle dans cet élan.
Le message est bien passé et ne manquerai pas de le renvoyer aux
autres frères
du grand pays qu'est le congo démocratique, notre belle et riche
nation.
Merci et bientôt
Le vôtre Mr Richard depuis l'afrique ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Quand on regarde cette image, on voit une mère qui subit la vie, elle est préoccupée par ses difficultés, elle n'a plus le temps d'accorder à son enfant, elle qui est le rayon de soleil dans la vie de son enfant. Quand on sait qu'un gramme d'amour maternel pèse plus lourd qu'un kilos de sermons, cela m'interpelle, me pousse à réfléchir et à réagir. Julie NGBO-N'GBO, Responsable de la Voix des Faibles ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Cher compatriote...bonjour !
Une nouvelle étoile est en train
de poindre
après Camara Laye avec Femme Noire,Femme
Africaine.........
Par ce que je viens de lire
et qui me pousse à réagir ,
laissez-moi vous dire que le Congo
ne se meures pas , il est tout
doucement en action...........
Qui aurait pu imaginer que ce
texte sortirait de ses entrailles..........
En effet , les femmes pleurent et
crient...........................
les femmes pleurent......................
les femmes crient...........................
Félicitations et Bravo
Bon vent.......................
Léopold NGONGI ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Bonjour Serge,
Cette affiche est tout simplement formidable!!!!!!!!!!!
J'ai toujours su qu'avec Emilie-Flore vous feriez des merveilles et là
je suis sur le c... tellement c'est parlant et droit à l'essentiel ...
tant de tristesse, de solitude mais surtout le dénuement et de
petitesse face à la grandeur du Nyrangongo et des vertes prairies en
arrière plan ... oui le Congo se meurt et seuls les congolais (ou
congolais d'origine avec leurs amis) peuvent avoir le courage de se
battre pour ce qui est essentiel pour eux : l'intégrité, le respect,
la dignité ... LA VIE!
Merci à toi et à Emilie-Flore pour toutes ces sans-voix
Maddy Tiembe - BXL - Belgique ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Ndugu Serge Diantantu,
Un très grand merci pour ce portrait de la Congolaise en pleure assise
par terre et dont l'enfant essaie de calmer. C'est un portrait qui dit
tout et exprime tout à la manière de la JOCONDE.
A la veille de la journée internationale de la femme, je vais en
assurer une large diffusion.
Merci, félicitations et courage.
Kadari M. Mwene-Kabyana - Montréal (Québec) -
Canada ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
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