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les deux frères, Franco et Bavon

 ... François Lwambo dit « Franco de Mi amor », le guitariste de l’orchestre Ok-Jazz et surtout grand frère de Bavon Siongo ne voulait à aucun cas voir  son petit frère embrasser la carrière musicale. Il souhaitait que son jeune frère, un brillant élève, poursuive ses études et devienne médecin ...

Ce samedi soir de 1976, les téléspectateurs kinois furent surpris de découvrir Franco en train de danser sur la chanson « Salima » de Mavatiku Visi Michelino. A quoi pensait Franco à ce moment précis ? Franco pense-t-il à Bavon à travers Michelino ?

Nelly Salima dite la japonaise est la dernière compagne partageant la vie de Bavon, le jeune frère de Franco. Même si, le 5 août 1970, Bavon est mort d’un accident de circulation entre les communes de Bandalungwa et Kintambo avec à ses cotés Mi-José, c’est Salima qui vivait avec lui sur la rue Gemena dans la commune de Kasa Vubu. Bavon est mort, Mi-josé était grièvement bléssée. Dans l’hommage que lui a rendu Rochereau à l’Olympia, c’est le même Michelino qui jouait la guitare rythmique. Lorsque Rochereau a créé cette chanson, c’est Michelino qui était à ses côtés. Ils créèrent cette chanson « Pitié »  avant de la présenter à l’ensemble du groupe.

François Lwambo dit  «Franco de mi amor » est né dans le Kongo-central (Bas-Congo) à  Sonabata, une petite ville située à environ 70 Kilomètres à  l’Ouest de Kinshasa, le 06 juillet 1938. Il est le fils aîné de Yvon Emongo, un agent à la Société de chemin de fer et de Hélène Mbonga Makiesse. François Lwambo a commencé ses études à l’école primaire Saint-Pierre dans la commune de Kinshasa. Il les a poursuivies dans la commune de Kintambo à l’école primaire Saint-Georges. Etudes qu’il ne finira pas. Orphelin de père à l’âge de 11 ans, Hélène Mbonga, sa mère, va s’occuper seule de ses trois enfants. Et toute la famille du jeune François s’installera dans la commune de Ngiri-Ngiri au 90 de la rue Bosenge. Pour élever François Lwambo, Bavon Siongo et Marie-Louise Akangana, ses trois enfants, Mama  Hélène devient vendeuse de beignets. François qui a quitté très tôt l’école, passe ses journées dans la rue. Ses amis sont les mauvais garnements du quartier : les fameux « Bana Bosenge » (jeunes de Bosenge). Nous y reviendrons un peu plus loin. La famille de François Lwambo habite la même parcelle qu’un certain Paul Ebengo dit « De Wayon ». Ce dernier est employé dans une entreprise locale de tissage. François va faire une découverte qui changera définitivement sa vie. Paul Ebengo possède une guitare. Chaque fois que François gratte les cordes de cet instrument, il est émerveillé. Mais Paul Ebengo ne le laisse pas toucher cet objet merveilleux. Malgré cela, il lui apprend de temps en temps quelques notions élémentaires de guitare. Comme les musiciens n’ont pas bonne réputation, sa maman est très inquiète. Toutes les tentatives pour lui apprendre un métier  ont échoué. De Wayon finira par le prendre dans son groupe. Il sera plus un figurant qu’un musicien. De temps en temps, il se contente à ses débuts d’agiter des maracas. Il va  ensuite devenir le guitariste d’accompagnement de De Wayon, le soliste. C’est grâce à De Wayon que François Lwambo participe à ses premières séances d’enregistrement. Il est en compagnie de De Wayon, Nganga et Louis Bikunda. Ils vont faire des chansons comme « Bokilo ayebi kobota », « Bisengo ya mokili » ou «Bana Bosenge »… Son sort va commencer à s’améliorer lorsque le groupe de De Wayon fusionne avec celui d’Albert. Lwampasi. Celui-ci va lui apprendre sérieusement des notions élémentaires de guitare. François Lwambo participe à quelques tournées dans les villes de provinces. Au retour de l’une d’elles, il est arrêté par la police coloniale parce qu’il n'a pas sur lui ses papiers d’identité.

Le jeune adolescent va se retrouver dans le sillage d’une autre vedette de la chanson : Henri Bowane. Le grand Bowane « Tata mokonzi » (le patron) ! C’est lui qui va lui donner le sobriquet de FRANCO, tiré de son prénom François.

Franco profite d’être à l’école de Bowane pour apprendre à écrire des chansons et à parfaire ses notions de guitare. Le public découvre un guitariste plein de promesses grâce à ses premiers enregistrements avec Henri Bowane en août 1953. Et il enregistre son premier titre en 1954. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. Ce n’est que le début ; il est à bonne école auprès de Bowane. Il se sent suffisamment mûr pour voler de ses propres ailes. Il entre dans l’orchestre Lopadi (Loningisa de Papadimitriou).

En 1956, l’orchestre de Bowane est en  tournée à Luanda en Angola. Franco déçu parce qu’il n’est pas du voyage, continue néanmoins à jouer dans l’orchestre de Basile Papadimitriou au studio Loningisa. C’est dans cet orchestre que Franco a rencontré Rossignol, Mutombo, Desoin, De la Lune, Edo Nganga (à ne pas confondre avec l’autre Nganga qui jouait avec De Wayon). L’orchestre Lopadi se faisait accompagner au départ par des saxophonistes européens jusqu’à l’arrivée de Jean Serge Essous et de Ninon Malapet, musiciens originaires du Congo français. Gaston Kashama dit Omer Kashama ou Vieux Cassien, propriétaire du bar dancing Ok-Bar sur la rue Itaga dans la commune de Kinshasa, propose à Jean Serge Essous et à ses amis de jouer pour ses clients.

Le groupe du studio Loningisa de 1956 était composé de Franco à la guitare solo, de De la Lune à la guitare d’accompagnement, Roitelet à la contrebasse, Bosuma Desoin à la tumba, Jean Serge Essous à la clarinette, Vicky et Rossignol au chant. Jean Serge Essous, qui habitait à l’époque avec Franco, propose de donner un nom à leur orchestre. Ainsi, ils auront une identité propre qui leur permettra de se produire ailleurs. Ils pourront par exemple répondre aux invitations grâce à ce statut autonome. Cette proposition de Jean Serge Essous avait recueilli l’assentiment des autres musiciens. Et comme l’endroit où ils jouaient s’appelait « Ok-Bar », ils ont dénommé leur nouvel orchestre : « OK-JAZZ ». C’est ainsi qu’est né, sur la rue Itaga dans la commune de Kinshasa, le 06 juin 1956, l’orchestre Ok-Jazz. Il est dirigé par Jean  Serge Essous et son adjoint Daniel Loubelo dit De la Lune. Après le départ des musiciens qui étaient à l’origine de l’Ok-Jazz qui iront former l’orchestre «Rock-a-Mambo» aux éditions Esengo de Dino Antoniopoulous, Franco et Victor Longomba dit Vicky deviennent associés. Franco dira même une dizaine d’années plus tard dans la chanson « Mino ya Lwambo diamant » (les dents de Lwambo, c’est du diamant) que 

                                                                                         (Traduction)

« … Mongongo ya Ok,                                               «…La voix de Ok,

 Mongongo ya Vicki, bandeko.                                 C’est la voix de Vicki, mes frères.

 Likembe ya Ok,                                                        La musique de Ok,

 Maboko ya Lwambo oo… »                                    Ce sont les mains de Lwambo oo… »

        Depuis sa création, l’orchestre Ok-Jazz n’a cessé de se développer. Plusieurs générations de musiciens ont évolué au sein de cet orchestre qui est devenu, au fil des ans, une véritable institution.

En 1960, deux musiciens de l’Ok-Jazz, Vicky Longomba et Armando Brazzos, sont partis avec l’African Jazz de Joseph Kabasele en Belgique dans le cadre de la conférence de la table Ronde. De cette époque Léon Bombolo dit Bholen et ses amis commencent à penser à l’idée de créer leur propre orchestre. D’autres amis l’ont influencé à reprendre son véritable rôle dans un orchestre celui d’être soliste au lieu de continuer à faire de l’accompagnement à la guitare. En 1961, contrairement à une idée reçue, ce n’est pas Victor Longomba dit Vicky qui est à l’initiative de la création de l’orchestre « Negro succès », mais en réalité ce sont quatre amis Kiyunga dit Djeskain, Brazzos, Johnny Pinnock qui deviendra en 1975 ministre en Angola et bien entendu Bholen qui en sont les créateurs. Il leur fallait une tête d’affiche. Ils sont allés consulter Vicky Longomba. Ce dernier n’est pas retourné dans l’Ok-Jazz après son retour de la Table Ronde de Bruxelles. En outre, le courant ne passait pas non plus avec son ami Joseph Kabasele. Il va s’occuper de « Quist », un bar dancing de la commune de Kinshasa. Vicky a accepté de faire partie de l’orchestre Negro succès. Le nouvel orchestre a fait sa sortie dans un climat de rivalité avec l’Ok-Jazz accompagné d’insultes. D’ailleurs Bholen et Franco étaient près à s’affronter physiquement. C’est Maître Taureau qui a assuré la médiation pour la réconciliation. L’orchestre Negro succès première formule n’a pas pu émerger malgré quelques chansons sur le marché. En plus, il leur fallait du matériel musical. A l’époque, pour l’avoir, il fallait s’adresser au patron de la maison « Ecodis maison bleue » qui collaborait avec la société de production « Decca » en Belgique pour le compte des éditions « Surboum African Jazz » de Joseph Kabasele. C’est ce qu’ont fait les orchestres Ok-Jazz et « les Bantous » de Brazzaville. Comme Vicky était brouillé avec Kabasele, il ne voulait même pas entendre parler de Surboum African. Quelques semaines plus tard, ses collègues de Negro succès apprennent qu’il a réintégré l’Ok-Jazz. Ils apprennent cette nouvelle comme un véritable coup de massue. Comme le malheur n’arrive jamais seul, le matériel qu’utilisait l’orchestre Negro succès fut retiré par son propriétaire.

Bholen pensait un moment arrêter la musique et reprendre une activité professionnelle dans un bureau. Mais finalement, il va intégrer l’orchestre « City Five » avec qui il voyagea en Europe.        

Bavon Siongo dit Bavon Marie Marie est né le 27 mai 1944. François Lwambo dit « Franco de Mi amor », le guitariste de l’orchestre Ok-Jazz et surtout grand frère de Bavon Siongo ne voulait à aucun cas le voir  embrasser la carrière musicale. Il souhaitait que son jeune frère, un brillant élève, poursuive ses études et devienne médecin.

Avant d’être dans l’orchestre Jamel de la commune de Dendal,  Bavon  Marie-Marie a commencé à travailler avec  José Kayenge  dans l’orchestre « Les Noirs ». Un  jour qu’ils répétaient chez ce dernier au numéro 141 de la rue Luapula dans la commune de Kinshasa, Franco Lwambo vînt par surprise. Il se mit à casser des guitares. Il en cassa trois. Heureusement, Maciste ( maître Kayenge José de CENTRAKIN ) en avait mis quatre autres à l’abri.Pour échapper à la colère de son frère, Bavon fuit la ville de Kinshasa pour passer quelque temps à Boma.

Lors de son passage à Boma, en 1964, Dino Vangu, qui était à l’école secondaire, jouait au « Tati-bar » avec l’orchestre « Coeur de Lion ». Il fut ensuite l’accompagnateur de Bavon Marie-Marie au  « Sida-Bar », le bar de Simbu David. Avec Bavon Marie-Marie à la guitare solo, ils jouaient dans un style proche de celui de l’orchestre Ok-Jazz. C’est à cette époque que Michelino a rencontré Bavon pour la première fois. Tous les deux habitaient dans le quartier Kitomesa à Matadi. Bien plus tard, Michelino avant d’aller jouer avec Nico dans l’African Fiesta Sukisa et dans l’Africa Fiesta National,  a rencontré Salima. Après sa première rupture avec elle, c’est un grand joueur de Daring-Faucon Imana Matiti mabe, un grand club de football de Kinshasa qui vécut avec elle. Ce même joueur eut une liaison avec Emma L., une conquête de Franco avant que Michelino ne renoue avec Salima.

Bavon fut remplacé, à Boma, à la guitare solo par Ozo. Et Dino Vangu continua toujours à jouer la guitare d’accompagnement. Parmi les chanteurs, il y avait un certain Windi.

Au début de l’année 1966, le Docteur Nico et son frère Déchaud qui ont quitté Roger Izeïdi et Rochereau connaissent un succès considérable auprès du public avec leur orchestre l’African fiesta sukisa. Roger Izeidi et Pascal Tabu Rochereau baptisent leur  orchestre « African fiesta National-le peuple. Avant d’en arriver là, il fallait remplacer ceux qui étaient partis. Rochereau pensa dans un premier temps remplacer le Docteur Nico par Bavon Marie-Marie, le Jeune frère de Franco. Mais cela causait un problème malgré leur amitié. Bavon Siongo, ce jeune guitariste de talent était avant tout le frère de Franco, son concurrent. Heureusement, Rochereau tomba sur Jean Claude Gustave Vangu dit « Guvano », une perle rare. Ce guitariste qui venait de l’orchestre « Diamant bleu » était capable de jouer la guitare solo avec le son et le style du Docteur Nico. Pour Rochereau, si l’on n’est pas capable de jouer du Nico, ce n’est même pas la peine de jouer dans son orchestre.

Malgré l’opposition vive de son frère, ( Franco ) la passion de Bavon pour la musique était tellement forte que Franco finira progressivement par le laisser vivre la vie qu’il s’est choisie.

Lwambo dit Franco récupéra le matériel qu’utilisait l’orchestre « Bamboula » de Papa Noël. Comme il ne pouvait plus jouer avec son orchestre, Papa Noël Nedule s’est associé avec Paul Ebengo dit De Wayon dans l’orchestre « Co-Bantous ». Ils ont recruté Bavon comme deuxième guitariste lead. Personne ne le connaissait. A cette époque, il n’était pas non plus connu du grand public. Pendant les représentations publiques de l’orchestre, Bavon n’était autorisé qu’à jouer une chanson. Découragé, il finit par quitter cet orchestre pour rejoindre son frère.

Franco dit à Bholen : «mon cher Léon, je vais bien vous donner des instruments et matériel mais à une condition, c’est de prendre mon frère avec vous. Ne le négligez pas comme ce fut le cas avec les autres». « Franco, tu me connais bien », répondit Bholen. « Je ne suis pas une personne cupide. Je suis un homme de parole. Confie-moi ton frère et tu verras toi-même ce que je ferai de lui. »

Un jour, pendant une séance de répétitions dans la commune de Limete, Bholen s’est absenté quelques minutes. A son  retour, il entend un son inhabituel dans son orchestre. Il s’est dit Lwambo est venu nous faire une exhibition de ce qu’il peut faire avec ses doigts !

Quand il entra dans la salle, à sa grande surprise, il voit Bavon. Il lui dit : « Mon petit, je sais que Franco est ton grand frère. Si tu veux avoir ta propre personnalité, tu dois avoir ton style personnel. Ce que tu fais là, c’est le style d’une autre personne, même si cette personne est ton frère. Chez nous ici, ce n’est pas comme ça. Pour nous, il faut créer. »  A partir de là, ils commencèrent à lui dire ce qu’il fallait faire. Pour Bholen, le succès de Negro succès venait du fait qu’ils ne voulaient jouer comme personne en se démarquant de l’Ok-jazz et de l’Africa Fiesta. Pour lui, le Negro succès faisait une symbiose de ces deux styles. C’est ainsi que Bavon a trouvé un style à lui. C’est un style qui rappelle Franco avec le réglage de guitare à la manière du Docteur Nico.

A ce jour, Bholen et Bavon demeurent les plus grands auteurs de cet orchestre.

Le 5 août 1970, sur la route de Kintambo, près de Cinkin, Bavon meurt accidentellement d’un accident de circulation. A ses côtés se trouvait Marie-Josée. Celle-ci s’en sortit gravement bléssée aux membres inférieurs.

Son ami Rochereau qui préparait son passage à l’Olympia de Paris lui dédia la chanson « Bavon » en hommage avec un style proche de « It’s a man’s man’s man’s world »,  la chanson de James Brown.

Bavon fut remplacé dans l’orchestre Negro succès par Dercy Mandiangu. Malgré quelques chansons à succès comme « Nelly ya Moro » avec la danse Makolo pente, l’orchestre vivra jusqu’en 1973. Bholen décéda en décembre 2007.

« Ok-Jazz » devint dans les années soixante-dix, le « T.P. Ok-Jazz » (Orchestre kinois de Jazz). Lwadjo Kanga Pene Lwambo Makiadi dit « le Grand Maître Franco ou Yorgo » sera désormais le seul maître à bord jusqu’à sa mort à Namur en Belgique, le jeudi 12 octobre 1989. Mais la société T.P. Ok-Jazz survivra quelques temps à ses fondateurs. Suite aux différends avec la famille du défunt, en particulier avec sa sœur Marie-Louise, les musiciens sous la direction du poète Lutumba Simaro, changèrent la dénomination de l’orchestre pour  créer « Bana  Ok » (Les enfants de l’Ok).

Par : José NZOLANI - Serge DIANTANTU

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JE  FAIS   PARTIE   DE  LA  GENERATION  DES  "BANA  QUINZE  ANS  ".  AI   VECU   AVEC  L'EUPHORIE  DE   L'ADOLESCENCE  LA  BRILLANTE  CARRIERE  MUSICALE   ET   LA  BREVE  TUMULTUESE  VIE  DE   BAVON   MARIE - MARIE . APRES  SA   DISPARITION   PEU  D'ECRITS  LUI  ONT  ETE  CONSACRES  ET   SOUVENT  CHARGES   D'IMPRECISIONS . VOTRE  TRAVAIL  AURA  LE  MERITE  DE  REPORTER   DE  NOUVEAU  L'ATTENTION  SUR   CE   GENIAL  ARTISTE , PRECURSEUR  DU  "DAMBLAGE " (MODE )  DU  LOOK  TOUT  COURT   SUR  LA  SCENE  MUSICALE  CONGOLAISE . GRAND  MERCI  DE LA PART DE  CEUX  QUI  ONT   VECU   CETTE  MAGIQUE  EPOQUE . banakin@

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Cher Serge,

Je suis un jeune né en 1976. Juriste auteur d’un ouvrage sur le Droit du Cyberespace, paru aux PUC. (Fin de présentation).

Je salue ce grand travail de recherche dont la restitution m’a donné les larmes aux yeux. J’étais encore très mioche lorsque ma mère née en 1950 et décédée en 2007 dansait avec moi me portant dans ses bras au rythme des chansons de Luambo Makiadi. Son histoire, ma mère me la racontait car elle connaissait bien la sœur de Franco, Marie Louise avec qui elles fréquentaient une mutualité.

La vie musicale de ce personnage hors de commun a donc marqué ma jeunesse et me fascine encore aujourd’hui. A sa mort en 1989, j’avais 13 ans, mais j’étais encore sous le charme de sa dernière émission avec Lukunku Sampu, dans laquelle émission, Franco, inhabituellement amaigri, parlait de Dieu. A 13 ans, j’écrivais à la craie sur notre portail de parcelle de Ngiri-Ngiri, je me souviens : « si lourde qu’on y prie (sic), la mort de Mpongo Love à la suite du maître Luambo ».

Dommage que pour un si grand chantre très peu de traces, il mérite mieux que les copies pirates de ses chansons.

Cher Serge, tes écrits sont louables. Espérons bientôt un livre et aussi et surtout un coffret-témoin des œuvres musicales de cette emblème (icône est venue avec Internet),  partie à l’âge de 51 ans (comme Michael Jackson…)  

Sa chanson sur le thème de la lutte contre le SIDA résonne encore comme l’œuvre d’un précurseur à  qui l’histoire présente et future reconnaitra le mérite de la clairvoyance d’esprit et de la réalisation d’une œuvre musicale non égalée en talent, en contenu et en art communicationnel sur ledit thème.

Je me souviens aussi dans nos groupes puérils (10-13ans) on a longtemps supputé sur le thème de sa spiritualité, chacun a aussi la sienne certainement bien différente, mais c’est l’œuvre de l’artiste, ce talent cinétique venant de Dieu au service du monde. On admirera le talent, on pérorera sur le spirituel et sur l’usage de ce talent, mais l’histoire de la vie d’un homme emblématique demeurera.

Ndukuma Adjayi Kodjo

Jésus-Christ est seul Maître.

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Mon cher Serge, salut!
Franchement, les mots me manquent pour décrire la beauté de votre recit, appuyé par des magnifiques illustrations sur notre musique.
Coup de chapeau.
Dr O. Kakesa

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BON COURAGE ! VOUS FAITES L’HONNEUR DE NOTRE ART ET CULTURE !

CORDIALEMENT

BONGOS Roger

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Je suis artiste musicien de l'Orchestre Afrisa de l'an 2000.

 
Serge, merci pour toutes ces informations qui pour moi sont historiques. Il serait peut être souhaitable que vous écriviez des livres sur ce que vous connaissez sur la musique congolaise pour qu'un jour si Dieu le veut, quant nos enfants auront l'idée de crée une musée de  la musique congolaise, qu'ils aient puisé sans vos livres. Merci Serge, merci
 Que le Seigneur Dieu vous bénisse!

Akazol Sax

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Serge, mon cher ami,
 
Je connaissais presque toute la famille de Franco. Pendant  les vacances scolaires on se retrouvait à Sona-Bata.
 Bavon, ,jeune   de mon âge , Marie-Louise et des cousins de Franco passaient souvent séjourner à Sona-Bata,  chez Mama AKANGANA ( tante des Franco et ses frère et soeurs et cousines ) et vers Kinkanga  près de Sona-Bata où était le village de Mama  MBONGI, la mère mulemfu de Franco et son frère, sa soeur ainsi que de ses demi-frères et demi-soeurs, car à la mort du père de Franco, EMONGO, mutetela  , mama MBONGI s'était remarié à un homme du coin (Sona-Bata).
 
En 1964, alors que j'étais à la Colonie scolaire de Boma, j'avais revu Bavon, en cavale, tout  en délicatesse avec Franco qui ne voulait pas, effectivement  le voir musicien, en compagnie de ZOZO...
 
Bavon était très intelligent, oui, d'ailleurs à la Colonie Scolaire quand il me voyait accroché à mes atudes, il affichait une mine de quelqu'un qui avait comme un regret....

 A BOMA, Bavon et ZOZO, Il arrivait qu'ils aient faim, alors je m'arrangeais avec la complicité des cuisiniers de l'internat pour leur  trouver de la nourriture à l'internat, car dès queils ne répétaient poasils venaient me voir à la Colonie Scolaire.
 
C'était  formidable, car au moment, à Boma,  où Bavon et Vangu jouaient  au bar que vous avait indiqué, Fanfan  qui rejoindra plus tard l'OK Jazz à Kin, un guitariste hors pair, il  faisait de la pluie et du  beau temps à la Maison-Mère près de la rivière Kalamu. Virtuose guitarisdte Fanfan, mais avec un peu de complexe non justifié vis-à-vis de Bavon, parce que ce dernier était kinois et adulé par les filles du coin !  
 
C'est fou comme  les villes de BOMA et de MATADI furent les pépinières des virtuoses  de la guitare (Vangu, Fanfan,  Michelino; Marcelo Bamba...) et pour la plupart, ils ne juraient que sur le style de NICO, en fidelité sans doute à l'African Jazz de Joseph KABASELE, muana Matadi.
 
En 1966-67, alors que je me retrouvais à Kin comme journaliste au quatidien "LE PROGRES", j'avais renoué avec Bavon et ZOZO alors qu'ils cartonné dans la Négros Succès ( "Muana 15 ans", "Malou"...etc).
 
Après le bouclage du journal le soir je les rejoignais au "Bar MALANDILA" dans la commune de Kinsasa, alors que je logeais à   "Bandalungwa -Mawa" !  
 
En 1968 , je suis parti de Kin pour l'Europe, jusqu'à ces jours. J'appris avec une très grande tristesse la mort de Bavon en 1970 et celle de Franco en 1989.
 
Deux frères musiciens dont j'aimais autant la musique que les personnes elles-mêmes et nous  nous conaissions.
 
A la mort de BAVON j'avais écrit un poème sur lui. Mon épouse l'avait plus tard  manusrite sur un papier ressemblant à un papyrus.
 Lorsque Franco est venu séjourner en Europe, à Bruxellles, vers fin années 70 et debut années  80, avec les Madilu et les Ntesa, je lui avais remis ce poème. Je ne saurais ce que Franco fit de ce poème dont c'était l'unique copie.
 
Arrivé en France j'appris tardivement, alors que  j'habitais Amiens,  que ZOZO était aussi  en France, qu'il habitait ARRAS mais qu'il était déjà mort.
 
Mais, par hasard j 'ai éte mis en contact avec son fils Didier qui habite la région parisienne.
 
Albert KISUKIDI

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Nayebi ndenge ya koloba te

Serge 

Merci de tout cœur, mon frère.
J’ai bien connu, personnellement, BAVON MARIE MARIE. Nous vivions dans le même quartier et par mon travail, à la RENAPEC – KIN, j’avais fait quelques enregistrements de lui. Un garçon formidable. Que le Très-Haut garde son âme près de Lui.

Merci pour tout ce que tu fais.

Guy KALENDA MUTELWA

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Mes frères pourquoi ne pas immortaliser vos récits par des écrits digne de ce nom, un livre pourquoi pas, au lieu de se contenter des bribes témoignages sur le net. Après tout c'est de cette manière que nous pouvons perpétuer l'histoire des  personnages qui ont marqué notre génération. Au lieu d'attendre toujours que cela vienne des "spécialistes" d'outre mer. Merci de la compréhension pour  mon intervention sur un sujet qui, d'apparence personnelle, me semble national et surtout très passionnant. Sans rancune ni polémique.

Dr Thierry PALUKU THEY-THEY,MD

R : Mon cher Therry,

Vous avez totalement raison, car sur le net, c'est parfois des écrits qui se laissent emporter soit par surcharge informationnelle, soit par de redoutables virus.

Albert KISUKIDI

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Serge, mais merci lisusu. Emotion ezali nanu po normalement Bavon akufa na date ya lelo. Na kin kutu rien. Sans hommage. Heureusement bozali. Mes frères, bozali penza bachercheurs congolais. Nazosoutenir bino. Ndengi nawuti kosolola nayo na téléphone sikoyo. Souci nayo na comprendre yango comme ke biso bacongolais totangaka te. Wana ezali ya solo. Po bosala balivres mais bandeko bazosomba yango te kaka mindele. Toza na faute kasi tokotelama. Mais Serge, omoni que connaissance oyo na talent oyo ekozala bien ekoma balivres pona mboka nabiso, ba encyclopédie ya histoire ya congo ndengi mindele basalaka po ba generations bakuta. Tokoluka ba chercheurs epayi wapi lisusu si bozali wana. Lokito ya histoire na biso kobuakisa yango na internet ekokoma lobi to lobi kuna lokola papier bakokangila nguba to mikate. Naza nambongo te po na salisa bino. Gouvernement na ba congolais oyo baza na ba mbongo baza wapi ? Nazo commander balivres nabino nionso po na encourager bino po namoni ke il faut ezala kitoko. Misala eza kitoko. Na kopengayo lisusu po commander ya babuku na bino il faut ekota na ndaku nanga bana batanga.

A tout à l heure ndeko nangai. Nazobenga yo na soir.

Oscar MADIANGU  BATELA MPASI

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Mon frere serge merci encore une fois , mais nazali kosenga nayo , oluka ou boluka aupres ya famille ya Franco ou Bavon , botuna bango bien, orthographe ya KOMBO ya SIONGO, puisque na BATETELA kombo wana ezali te, ezali NDE SHUNGU, mais na kotanga batetela place ya U batlobaka O(donc  shungu comme papa wemba shungu, bakomaka yango ndenge mosusu mais batangaka yango ndenge mosusu...Shungu=Shongo...pour moi na kombo ya bavon bakoma yango bien te).- merci na ba recherches na bino..... 

Richard Kasongo.- London

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Bonjour!
 
Merci pour l'information, Pourquoi Bavon est-il mort? le bruit cour que Franco aurait été à l'origine de la mort de son frère cadet, est-ce vrai? Salut

R : Qui veut répondre à notre lecteur. Merci à tous.

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Cher compatriote et frère Serge Diantantu,

Courage dans vos initiatitives citoyennes et dans votre création artistique de si grande qualité!
A ma prochaine visite à Paris, je vais acheter vos albums... et visiter ce magasin Kanaan Exo!
Fraternellement,
Nzogu bin Kyantede P R

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Hi Writer

It’s wonderful to write about our history, so that younger generation can learn.

Moi je suis ne en 1970 et aimerais savoir plus par rapport a ses informations de grande valeur historique, et leve beaucoup d’equivoque au seins de notre generation. Merci beaucoup pour ton savoir faire et surtout bon courage.

Paul Kamuleta  -  London

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Chapeau cher Maître Diantantu.

Après m’avoir fais revivre les 40 ans de Zaiko, à présent, tu me rappelles Franco, mais surtout son frère Bavon Marie-Marie. Je manque des mots. Bavon est un artiste que la génération actuelle ignore. C’est très bien de nous remettre devant nos histoires oubliées. Bravo ! Mais … hélas, mon bravo est très maigre, car tu mérites plus et surtout tu fais beaucoup sur la culture de ma nation. Présentement, je pense à « Maseke ya meme et Libanga na libumu ». Quand est-ce que nous allons te voir ici à Kin ? J’ai besoin de découvrir tes expositions. Tu fais ma fierté dans l’art congolais, mon frère Serge. Mais qui est Nzolani qui travaille avec toi ? Encore, merci et continue à nous faire rêver.

Dieudoné M. Kalonji  -  Kin/RDC

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