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les deux frères Ce
samedi soir de 1976, les téléspectateurs kinois furent surpris de découvrir
Franco en train de danser sur la chanson « Salima » de
Mavatiku Visi Michelino. A quoi pensait Franco à ce moment précis ?
Franco pense-t-il à Bavon à travers Michelino ? Nelly
Salima dite la japonaise est la dernière compagne partageant la vie de
Bavon, le jeune frère de Franco. Même si, le 5 août 1970, Bavon est
mort d’un accident de circulation entre les communes de Bandalungwa et
Kintambo avec à ses cotés Mi-José, c’est Salima qui vivait avec lui
sur la rue Gemena dans la commune de Kasa Vubu. Bavon est mort, Mi-josé
était grièvement bléssée. Dans l’hommage que lui a rendu Rochereau
à l’Olympia, c’est le même Michelino qui jouait la guitare
rythmique. Lorsque Rochereau a créé cette chanson, c’est Michelino qui
était à ses côtés. Ils créèrent cette chanson « Pitié »
avant de la présenter à l’ensemble du groupe.
Franco
profite d’être à l’école de Bowane pour apprendre à écrire des
chansons et à parfaire ses notions de guitare.
Le public découvre un guitariste plein de promesses grâce à ses
premiers enregistrements avec Henri Bowane en août 1953. Et il enregistre
son premier titre en 1954. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. Ce
n’est que le début ; il est à bonne école auprès de Bowane. Il
se sent suffisamment mûr pour voler de ses propres ailes. Il entre dans
l’orchestre Lopadi (Loningisa de Papadimitriou). En 1956, l’orchestre de Bowane est en tournée à Luanda en Angola. Franco déçu parce qu’il n’est pas du voyage, continue néanmoins à jouer dans l’orchestre de Basile Papadimitriou au studio Loningisa. C’est dans cet orchestre que Franco a rencontré Rossignol, Mutombo, Desoin, De la Lune, Edo Nganga (à ne pas confondre avec l’autre Nganga qui jouait avec De Wayon). L’orchestre Lopadi se faisait accompagner au départ par des saxophonistes européens jusqu’à l’arrivée de Jean Serge Essous et de Ninon Malapet, musiciens originaires du Congo français. Gaston Kashama dit Omer Kashama ou Vieux Cassien, propriétaire du bar dancing Ok-Bar sur la rue Itaga dans la commune de Kinshasa, propose à Jean Serge Essous et à ses amis de jouer pour ses clients. Le
groupe du studio Loningisa de 1956 était composé de Franco à la guitare
solo, de De la Lune à la guitare d’accompagnement, Roitelet à la
contrebasse, Bosuma Desoin à la tumba, Jean Serge Essous à la
clarinette, Vicky et Rossignol au chant. Jean Serge Essous, qui habitait
à l’époque avec Franco, propose de donner un nom à leur orchestre.
Ainsi, ils auront une identité propre qui leur permettra de se produire
ailleurs. Ils pourront par exemple répondre aux invitations grâce à ce
statut autonome. Cette proposition de Jean Serge Essous avait recueilli
l’assentiment des autres musiciens. Et comme l’endroit où ils
jouaient s’appelait « Ok-Bar », ils ont dénommé leur
nouvel orchestre : « OK-JAZZ ». C’est ainsi qu’est né,
sur la rue Itaga dans la commune de Kinshasa, le 06 juin 1956,
l’orchestre Ok-Jazz. Il est dirigé par Jean
Serge Essous et son adjoint Daniel Loubelo dit De la Lune. Après
le départ des musiciens qui étaient à l’origine de l’Ok-Jazz qui
iront former l’orchestre «Rock-a-Mambo» aux éditions Esengo de Dino
Antoniopoulous, Franco et Victor Longomba dit Vicky deviennent associés.
Franco dira même une dizaine d’années plus tard dans la chanson
« Mino ya Lwambo diamant » (les dents de Lwambo, c’est du
diamant) que
(Traduction) « … Mongongo ya Ok,
«…La voix de Ok, Mongongo
ya Vicki, bandeko.
C’est la voix de Vicki, mes frères. Likembe
ya Ok,
La musique de Ok, Maboko
ya Lwambo oo… »
Ce sont les mains de
Lwambo oo… » Depuis sa création,
l’orchestre Ok-Jazz n’a cessé de se développer. Plusieurs générations
de musiciens ont évolué au sein de cet orchestre qui est devenu, au fil
des ans, une véritable institution. En
1960, deux musiciens de l’Ok-Jazz, Vicky Longomba et Armando Brazzos, sont partis avec l’African Jazz de
Joseph Kabasele en Belgique dans le cadre de la conférence de la table
Ronde. De cette époque Léon Bombolo dit Bholen et ses amis commencent à
penser à l’idée de créer leur propre orchestre. D’autres amis
l’ont influencé à reprendre son véritable rôle dans un orchestre
celui d’être soliste au lieu de continuer à faire de
l’accompagnement à la guitare. En 1961, contrairement à une idée reçue,
ce n’est pas Victor Longomba dit Vicky qui est à l’initiative de la
création de l’orchestre « Negro succès », mais en réalité
ce sont quatre amis Kiyunga dit Djeskain, Brazzos, Johnny Pinnock qui
deviendra en 1975 ministre en Angola et bien entendu Bholen qui en sont
les créateurs. Il leur fallait une tête d’affiche. Ils sont allés
consulter Vicky Longomba. Ce dernier n’est pas retourné dans
l’Ok-Jazz après son retour de la Table Ronde de Bruxelles. En outre, le
courant ne passait pas non plus avec son ami Joseph Kabasele. Il va s’occuper de « Quist », un
bar dancing de la commune de Kinshasa. Vicky a accepté de faire partie de
l’orchestre Negro succès. Le nouvel orchestre a fait sa sortie dans un
climat de rivalité avec l’Ok-Jazz accompagné d’insultes.
D’ailleurs Bholen et Franco étaient près à s’affronter
physiquement. C’est Maître Taureau qui a assuré la médiation pour la
réconciliation. L’orchestre Negro succès première formule n’a pas
pu émerger malgré quelques chansons sur le marché. En plus, il leur
fallait du matériel musical. A l’époque, pour l’avoir, il fallait
s’adresser au patron de la maison « Ecodis maison bleue »
qui collaborait avec la société de production « Decca » en
Belgique pour le compte des éditions « Surboum African Jazz »
de Joseph Kabasele. C’est ce qu’ont fait les orchestres Ok-Jazz et
« les Bantous » de Brazzaville. Comme Vicky était brouillé
avec Kabasele, il ne voulait même pas entendre parler de Surboum African.
Quelques semaines plus tard, ses collègues de Negro succès apprennent
qu’il a réintégré l’Ok-Jazz. Ils apprennent cette nouvelle comme un
véritable coup de massue. Comme le malheur n’arrive jamais seul, le matériel
qu’utilisait l’orchestre Negro succès fut retiré par son propriétaire. Bholen
pensait un moment arrêter la musique et reprendre une activité
professionnelle dans un bureau. Mais finalement, il va intégrer
l’orchestre « City Five » avec qui il voyagea en Europe. Bavon
Siongo dit Bavon Marie Marie est né le 27 mai 1944. François Lwambo dit « Franco de Mi amor »,
le guitariste de l’orchestre Ok-Jazz et surtout grand frère de Bavon
Siongo ne voulait à aucun cas le voir
embrasser la carrière musicale. Il souhaitait que son jeune frère,
un brillant élève, poursuive ses études et devienne médecin. Avant
d’être dans l’orchestre Jamel de la commune de Dendal,
Bavon Marie-Marie a commencé
à travailler avec José
Kayenge dans l’orchestre « Les Noirs ». Un
jour qu’ils répétaient chez ce dernier au numéro 141 de la rue
Luapula dans la commune de Kinshasa, Franco Lwambo vînt par surprise. Il
se mit à casser des guitares. Il en cassa trois. Heureusement, Maciste (
maître Kayenge José de CENTRAKIN ) en
avait mis quatre autres à l’abri.Pour échapper à la colère de son frère,
Bavon fuit la ville de Kinshasa pour passer quelque temps à Boma. Lors
de son passage à Boma, en 1964, Dino Vangu, qui était à l’école
secondaire, jouait au « Tati-bar » avec l’orchestre « Coeur
de Lion ». Il fut ensuite l’accompagnateur de Bavon Marie-Marie au « Sida-Bar », le bar de Simbu David. Avec Bavon
Marie-Marie à la guitare solo, ils jouaient dans un style proche de celui
de l’orchestre Ok-Jazz. C’est à cette époque que Michelino a
rencontré Bavon pour la première fois. Tous les deux habitaient dans le
quartier Kitomesa à Matadi. Bien plus tard, Michelino avant d’aller
jouer avec Nico dans l’African Fiesta Sukisa et dans l’Africa Fiesta
National, a rencontré
Salima. Après sa première rupture avec elle, c’est un grand joueur de
Daring-Faucon Imana Matiti mabe, un grand club de football de Kinshasa qui
vécut avec elle. Ce même joueur eut une liaison avec Emma L., une conquête
de Franco avant que Michelino ne renoue avec Salima. Bavon
fut remplacé, à Boma, à la guitare solo par Ozo. Et Dino Vangu
continua toujours à jouer la guitare d’accompagnement. Parmi les
chanteurs, il y avait un certain Windi.
Malgré
l’opposition vive de son frère, ( Franco ) la passion de Bavon pour la musique était
tellement forte que Franco finira progressivement par le laisser vivre la
vie qu’il s’est choisie. Lwambo
dit Franco récupéra le matériel qu’utilisait l’orchestre « Bamboula »
de Papa Noël. Comme il ne pouvait plus jouer avec son orchestre, Papa Noël
Nedule s’est associé avec Paul Ebengo dit De Wayon dans l’orchestre
« Co-Bantous ». Ils ont recruté Bavon comme deuxième
guitariste lead. Personne ne le connaissait. A cette époque, il n’était
pas non plus connu du grand public. Pendant les représentations publiques
de l’orchestre, Bavon n’était autorisé qu’à jouer une chanson. Découragé,
il finit par quitter cet orchestre pour rejoindre son frère. Franco
dit à Bholen : «mon cher Léon, je vais bien vous donner
des instruments et matériel mais à une condition, c’est de prendre mon
frère avec vous. Ne le négligez pas comme ce fut le cas avec les autres». « Franco, tu me connais bien », répondit Bholen. « Je
ne suis pas une personne cupide. Je suis un homme de parole. Confie-moi
ton frère et tu verras toi-même ce que je ferai de lui. » Un
jour, pendant une séance de répétitions dans la commune de Limete,
Bholen s’est absenté quelques minutes. A son
retour, il entend un son inhabituel dans son orchestre. Il s’est
dit Lwambo est venu nous faire une exhibition de ce qu’il peut faire
avec ses doigts ! Quand
il entra dans la salle, à sa grande surprise, il voit Bavon. Il lui dit :
« Mon petit, je sais que Franco est ton grand frère. Si tu veux
avoir ta propre personnalité, tu dois avoir ton style personnel. Ce que
tu fais là, c’est le style d’une autre personne, même si cette
personne est ton frère. Chez nous ici, ce n’est pas comme ça. Pour
nous, il faut créer. » A
partir de là, ils commencèrent à lui dire ce qu’il fallait faire.
Pour Bholen, le succès de Negro succès venait du fait qu’ils ne
voulaient jouer comme personne en se démarquant de l’Ok-jazz et de
l’Africa Fiesta. Pour lui, le Negro succès faisait une symbiose de ces
deux styles. C’est ainsi que Bavon a trouvé un style à lui. C’est un
style qui rappelle Franco avec le réglage de guitare à la manière du
Docteur Nico. A
ce jour, Bholen et Bavon demeurent les plus grands auteurs de cet
orchestre. Le
5 août 1970, sur la route de Kintambo, près de Cinkin, Bavon meurt
accidentellement d’un accident de circulation. A ses côtés se trouvait
Marie-Josée. Celle-ci s’en sortit gravement bléssée aux membres inférieurs. Son
ami Rochereau qui préparait son passage à l’Olympia de Paris lui dédia
la chanson « Bavon » en hommage avec un style proche de
« It’s a man’s man’s man’s world »,
la chanson de James Brown. Bavon
fut remplacé dans l’orchestre Negro succès par Dercy Mandiangu. Malgré
quelques chansons à succès comme « Nelly ya Moro » avec la
danse Makolo pente, l’orchestre vivra jusqu’en 1973. Bholen décéda
en décembre 2007. « Ok-Jazz » devint dans les années soixante-dix, le « T.P. Ok-Jazz » (Orchestre kinois de Jazz). Lwadjo Kanga Pene Lwambo Makiadi dit « le Grand Maître Franco ou Yorgo » sera désormais le seul maître à bord jusqu’à sa mort à Namur en Belgique, le jeudi 12 octobre 1989. Mais la société T.P. Ok-Jazz survivra quelques temps à ses fondateurs. Suite aux différends avec la famille du défunt, en particulier avec sa sœur Marie-Louise, les musiciens sous la direction du poète Lutumba Simaro, changèrent la dénomination de l’orchestre pour créer « Bana Ok » (Les enfants de l’Ok). Par : José NZOLANI - Serge DIANTANTU Nos livres sont disponible, Vous avez aussi la possibilité de passer commande en cliquant ici
Cliquer
ici ou sur le haut parleur afin d'écouter ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* JE FAIS PARTIE DE LA GENERATION DES "BANA QUINZE ANS ". AI VECU AVEC L'EUPHORIE DE L'ADOLESCENCE LA BRILLANTE CARRIERE MUSICALE ET LA BREVE TUMULTUESE VIE DE BAVON MARIE - MARIE . APRES SA DISPARITION PEU D'ECRITS LUI ONT ETE CONSACRES ET SOUVENT CHARGES D'IMPRECISIONS . VOTRE TRAVAIL AURA LE MERITE DE REPORTER DE NOUVEAU L'ATTENTION SUR CE GENIAL ARTISTE , PRECURSEUR DU "DAMBLAGE " (MODE ) DU LOOK TOUT COURT SUR LA SCENE MUSICALE CONGOLAISE . GRAND MERCI DE LA PART DE CEUX QUI ONT VECU CETTE MAGIQUE EPOQUE . banakin@ ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Cher Serge, Je suis un jeune né en 1976. Juriste auteur d’un ouvrage sur le Droit du Cyberespace, paru aux PUC. (Fin de présentation). Je salue ce grand travail de recherche dont la restitution m’a donné les larmes aux yeux. J’étais encore très mioche lorsque ma mère née en 1950 et décédée en 2007 dansait avec moi me portant dans ses bras au rythme des chansons de Luambo Makiadi. Son histoire, ma mère me la racontait car elle connaissait bien la sœur de Franco, Marie Louise avec qui elles fréquentaient une mutualité. La vie musicale de ce personnage hors de commun a donc marqué ma jeunesse et me fascine encore aujourd’hui. A sa mort en 1989, j’avais 13 ans, mais j’étais encore sous le charme de sa dernière émission avec Lukunku Sampu, dans laquelle émission, Franco, inhabituellement amaigri, parlait de Dieu. A 13 ans, j’écrivais à la craie sur notre portail de parcelle de Ngiri-Ngiri, je me souviens : « si lourde qu’on y prie (sic), la mort de Mpongo Love à la suite du maître Luambo ». Dommage que pour un si grand chantre très peu de traces, il mérite mieux que les copies pirates de ses chansons. Cher Serge, tes écrits sont louables. Espérons bientôt un livre et aussi et surtout un coffret-témoin des œuvres musicales de cette emblème (icône est venue avec Internet), partie à l’âge de 51 ans (comme Michael Jackson…) Sa chanson sur le thème de la lutte contre le SIDA résonne encore comme l’œuvre d’un précurseur à qui l’histoire présente et future reconnaitra le mérite de la clairvoyance d’esprit et de la réalisation d’une œuvre musicale non égalée en talent, en contenu et en art communicationnel sur ledit thème. Je me souviens aussi dans nos groupes puérils (10-13ans) on a longtemps supputé sur le thème de sa spiritualité, chacun a aussi la sienne certainement bien différente, mais c’est l’œuvre de l’artiste, ce talent cinétique venant de Dieu au service du monde. On admirera le talent, on pérorera sur le spirituel et sur l’usage de ce talent, mais l’histoire de la vie d’un homme emblématique demeurera. Ndukuma Adjayi Kodjo Jésus-Christ est seul Maître. ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Mon cher Serge, salut!
Franchement, les mots me manquent pour décrire la
beauté de votre recit, appuyé par des magnifiques illustrations sur
notre musique.
Coup de chapeau.
Dr O. Kakesa
****************** Pour réagir cliquez ici ******************* BON COURAGE ! VOUS FAITES L’HONNEUR DE NOTRE ART ET CULTURE ! CORDIALEMENT BONGOS Roger ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Serge, mon cher ami,
Je connaissais presque toute la famille
de Franco. Pendant les vacances scolaires on se retrouvait à
Sona-Bata.Bavon, ,jeune de mon âge , Marie-Louise et des cousins de Franco passaient souvent séjourner à Sona-Bata, chez Mama AKANGANA ( tante des Franco et ses frère et soeurs et cousines ) et vers Kinkanga près de Sona-Bata où était le village de Mama MBONGI, la mère mulemfu de Franco et son frère, sa soeur ainsi que de ses demi-frères et demi-soeurs, car à la mort du père de Franco, EMONGO, mutetela , mama MBONGI s'était remarié à un homme du coin (Sona-Bata).
En 1964, alors que j'étais à la Colonie
scolaire de Boma, j'avais revu Bavon, en cavale, tout en délicatesse
avec Franco qui ne voulait pas, effectivement le voir musicien, en
compagnie de ZOZO...
Bavon était très intelligent, oui,
d'ailleurs à la Colonie Scolaire quand il me voyait accroché à mes
atudes, il affichait une mine de quelqu'un qui avait comme un regret....
A BOMA, Bavon et ZOZO, Il arrivait qu'ils aient faim, alors je m'arrangeais avec la complicité des cuisiniers de l'internat pour leur trouver de la nourriture à l'internat, car dès queils ne répétaient poasils venaient me voir à la Colonie Scolaire.
C'était formidable, car au
moment, à Boma, où Bavon et Vangu jouaient au bar que vous
avait indiqué, Fanfan qui rejoindra plus tard l'OK Jazz à
Kin, un guitariste hors pair, il faisait de la pluie et du
beau temps à la Maison-Mère près de la rivière Kalamu. Virtuose
guitarisdte Fanfan, mais avec un peu de complexe non justifié vis-à-vis
de Bavon, parce que ce dernier était kinois et adulé par les filles du
coin !
C'est fou comme les villes de BOMA
et de MATADI furent les pépinières des virtuoses de la guitare
(Vangu, Fanfan, Michelino; Marcelo Bamba...) et pour la
plupart, ils ne juraient que sur le style de NICO, en fidelité sans
doute à l'African Jazz de Joseph KABASELE, muana Matadi.
En 1966-67, alors que je me retrouvais à
Kin comme journaliste au quatidien "LE PROGRES", j'avais renoué
avec Bavon et ZOZO alors qu'ils cartonné dans la Négros Succès (
"Muana 15 ans", "Malou"...etc).
Après le bouclage du journal le soir je
les rejoignais au "Bar MALANDILA" dans la commune de
Kinsasa, alors que je logeais à "Bandalungwa
-Mawa" !
En 1968 , je suis parti de Kin pour
l'Europe, jusqu'à ces jours. J'appris avec une très grande tristesse
la mort de Bavon en 1970 et celle de Franco en 1989.
Deux frères musiciens dont j'aimais
autant la musique que les personnes elles-mêmes et nous nous
conaissions.
A la mort de BAVON j'avais écrit un poème
sur lui. Mon épouse l'avait plus tard manusrite sur un papier
ressemblant à un papyrus.
Lorsque Franco est venu séjourner en Europe, à Bruxellles, vers fin années 70 et debut années 80, avec les Madilu et les Ntesa, je lui avais remis ce poème. Je ne saurais ce que Franco fit de ce poème dont c'était l'unique copie.
Arrivé en France j'appris tardivement,
alors que j'habitais Amiens, que ZOZO était aussi en
France, qu'il habitait ARRAS mais qu'il était déjà mort.
Mais, par hasard j 'ai éte mis en
contact avec son fils Didier qui habite la région parisienne.
Albert KISUKIDI
****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Nayebi ndenge ya koloba te Serge Merci de
tout cœur, mon frère. Merci
pour tout ce que tu fais. Guy KALENDA MUTELWA ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Mes frères pourquoi ne pas immortaliser vos récits par des écrits digne de ce nom, un livre pourquoi pas, au lieu de se contenter des bribes témoignages sur le net. Après tout c'est de cette manière que nous pouvons perpétuer l'histoire des personnages qui ont marqué notre génération. Au lieu d'attendre toujours que cela vienne des "spécialistes" d'outre mer. Merci de la compréhension pour mon intervention sur un sujet qui, d'apparence personnelle, me semble national et surtout très passionnant. Sans rancune ni polémique.
Dr
Thierry PALUKU THEY-THEY,MD
R : Mon cher Therry, ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Serge, mais merci lisusu. Emotion ezali nanu po normalement Bavon akufa na date ya lelo. Na kin kutu rien. Sans hommage. Heureusement bozali. Mes frères, bozali penza bachercheurs congolais. Nazosoutenir bino. Ndengi nawuti kosolola nayo na téléphone sikoyo. Souci nayo na comprendre yango comme ke biso bacongolais totangaka te. Wana ezali ya solo. Po bosala balivres mais bandeko bazosomba yango te kaka mindele. Toza na faute kasi tokotelama. Mais Serge, omoni que connaissance oyo na talent oyo ekozala bien ekoma balivres pona mboka nabiso, ba encyclopédie ya histoire ya congo ndengi mindele basalaka po ba generations bakuta. Tokoluka ba chercheurs epayi wapi lisusu si bozali wana. Lokito ya histoire na biso kobuakisa yango na internet ekokoma lobi to lobi kuna lokola papier bakokangila nguba to mikate. Naza nambongo te po na salisa bino. Gouvernement na ba congolais oyo baza na ba mbongo baza wapi ? Nazo commander balivres nabino nionso po na encourager bino po namoni ke il faut ezala kitoko. Misala eza kitoko. Na kopengayo lisusu po commander ya babuku na bino il faut ekota na ndaku nanga bana batanga. A tout à l heure ndeko nangai.
Nazobenga yo na soir. Oscar MADIANGU BATELA MPASI ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Mon frere serge merci encore une fois , mais nazali kosenga nayo , oluka ou boluka aupres ya famille ya Franco ou Bavon , botuna bango bien, orthographe ya KOMBO ya SIONGO, puisque na BATETELA kombo wana ezali te, ezali NDE SHUNGU, mais na kotanga batetela place ya U batlobaka O(donc shungu comme papa wemba shungu, bakomaka yango ndenge mosusu mais batangaka yango ndenge mosusu...Shungu=Shongo...pour moi na kombo ya bavon bakoma yango bien te).- merci na ba recherches na bino..... Richard Kasongo.- London ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
Bonjour!
Merci pour l'information, Pourquoi Bavon
est-il mort? le bruit cour que Franco aurait été à l'origine de la
mort de son frère cadet, est-ce vrai? Salut
R : Qui veut répondre à notre lecteur. Merci à tous. ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Cher compatriote et frère Serge Diantantu,
Courage dans vos
initiatitives citoyennes et dans votre création artistique de si grande
qualité!
A ma prochaine visite à
Paris, je vais acheter vos albums... et visiter ce magasin Kanaan Exo!
Fraternellement,
Nzogu bin Kyantede P R
****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Hi Writer It’s wonderful to write about our history, so that younger generation can learn. Moi je suis ne en 1970 et aimerais savoir plus par rapport a ses informations de grande valeur historique, et leve beaucoup d’equivoque au seins de notre generation. Merci beaucoup pour ton savoir faire et surtout bon courage. Paul Kamuleta - London ****************** Pour réagir cliquez ici ******************* Chapeau cher Maître Diantantu. Après m’avoir fais revivre les 40 ans de Zaiko, à présent, tu me rappelles Franco, mais surtout son frère Bavon Marie-Marie. Je manque des mots. Bavon est un artiste que la génération actuelle ignore. C’est très bien de nous remettre devant nos histoires oubliées. Bravo ! Mais … hélas, mon bravo est très maigre, car tu mérites plus et surtout tu fais beaucoup sur la culture de ma nation. Présentement, je pense à « Maseke ya meme et Libanga na libumu ». Quand est-ce que nous allons te voir ici à Kin ? J’ai besoin de découvrir tes expositions. Tu fais ma fierté dans l’art congolais, mon frère Serge. Mais qui est Nzolani qui travaille avec toi ? Encore, merci et continue à nous faire rêver.Dieudoné M. Kalonji - Kin/RDC ****************** Pour réagir cliquez ici *******************
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